Langue

La réforme des institutions engagée par le gouvernement prévoit la réduction du nombre de parlementaires. Cette intention, effleurée ce mercredi 12 juin par le Premier ministre, Edouard Philippe, dans son discours de politique générale, contient la réduction du nombre de parlementaires. Les 577 sièges de députés à l’Assemblée nationale ne seraient plus que 404 dès les élections législatives de 2022. Les quatre circonscriptions des Pyrénées-Orientales, soumises aux 25% de réduction envisagés, ne seraient plus que trois, correspondant aux vallées de la Têt, du Tech et de l’Agly. Une partie du Roussillon devrait rejoindre le Vallespir, la Côte Vermeille et le secteur des Albères. De fait, un découpage en seulement deux circonscriptions a existé de 1958 à 1986.

Un député représente un coût de 500 000 euros par an

La réforme envisagée pourrait être adoptée avant la fin de l’année, avec la légitimité du « Grand débat » instauré par Emmanuel Macron. Cette consultation a constitué une réponse au mouvement des Gilets jaunes, favorable à la réduction du nombre de parlementaires. Car en termes généraux, un député coûte environ 500 000 euros par an, soit 100 millions d’euros par an au total. Le débat à venir inquiète déjà de gauche à droite, car l’agrandissement de la taille des circonscriptions entraîne des suppressions de sièges, c’est-à-dire des interruptions de carrières de députés.
Par ailleurs, la réforme réduirait le nombre de sénateurs de 348 à 244 lors des prochaines élections, stratégiquement repoussées à 2021. Les deux ressortissants des Pyrénées-Orientales dans la chambre haute devraient voir leur contingent préservé.

Partager

Icona de pantalla completa