Langue

A l’approche de dixième année d’existence, la Communauté d’Agglomération Perpignan-Méditerranée (PMCA) a affiché la couleur, par la voix de son président, ce lundi, lors du premier Conseil Communautaire organisé dans ses propres murs. Jean-Paul Alduy a avoué la volonté de transformer cet ensemble de 22, bientôt 24 communes, voire 30 courant 2010, en « second pôle de la région » (Languedoc-Roussillon). Franchissant à terme un seuil de 400.000 habitants sur un secteur géographique calqué sur le Roussillon historique, PMCA devrait ainsi se mesurer à Montpellier, comparable, au début du XXe siècle à Perpignan. La surdouée du Languedoc, devenue capitale régionale, dispose d’une Agglomération de 31 communes, comprenant 400.000 habitants, pour un budget dépassant un milliard d’euros en 2010, contre le quart à Perpignan. Face au scénario d’une remise à plat des territoires en France favorisant les agglomérations, davantage accordées aux découpages européens, l’étalement inéluctable de PMCA, « tentaculaire » selon ses détracteurs, devrait ouvrir, dans la prochaine décennie, le débat sur la pertinence territoriale du département des Pyrénées-Orientales.

Partager