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La fédération du Parti Socialiste (PS) des Pyrénées-Orientales vit des turbulences plaçant face à face son secrétaire, Jacques Cresta, et Jacqueline Amiel-Donat. Un différend est apparu le 23 avril suite à la description effectuée par l’opposante à la majorité municipale de Perpignan, d’une réunion agitée de la section perpignanaise du parti, la veille au soir. Par communiqué, l’avocate affirme que le chef de section, Christian Bourquin, a fait éloigner de la rencontre, qui se déroulait au siège départemental, un « groupe de jeunes gens ayant adhéré au parti depuis quelques mois ». Le président de la Région Languedoc-Roussillon est cité comme donneur d’ordre de cette expulsion, dans un climat comportant des « insultes, menaces et même des empoignades musclées de la part des proches du président ». Jacqueline Amiel-Donat a elle-même quitté le siège du PS, rue du rivage, au constat de « dérives graves » du parti et de sa section de Perpignan, qui refuserait l’entrée de nouveaux adhérents depuis 2011, sur « décision expresse de Christian Bourquin ». Dans les faits, un adhérent depuis 2010, Emeric Lozdowski, secrétaire du groupe municipal d’opposition, n’a pas été rattaché à Perpignan car les statuts stipulent l’obligation d’une convocation en section.

Les fissures des régionales de 2010 sont intactes

Dans un contre-communiqué, Jacques Cresta déclare son « étonnement » face aux « incidents » et précise qu’il n’y a eu « ni menaces, ni empoignades » lors de la réunion. Un simple dialogue vif s’y serait déroulé, avec des jeunes gens « visiblement mal informés quant au règlement du parti ». Ces postulants aux échanges politiques « ne sont pas adhérents du Parti Socialiste », selon l’affirmation du député et vice-président régional, qui relaie la volonté de M. Bourquin de les « rencontrer dans le courant du mois de mai ». Conscient d’un besoin de clarification, le chef du parti en Pays Catalan énoncera les règles en vigueur lors d’une conférence de presse, jeudi 25 avril, sur les lieux-mêmes où le litige s’est révélé. Sur l’exemple de l’UMP, dont la tendance Fillon s’articule actuellement en Roussillon, les interprétations grossières souligneraient un divorce au PS nord-catalan, mais les fissures des élections régionales de 2010 sont présentes. A l’époque, le tandem sans étiquette Frêche-Bourquin, tenant des réseaux socialistes, avait bloqué l’accès du siège perpignanais à la candidature officielle du PS présentée par le tandem Mandroux-Amiel Donat.

Tête de liste PS des municipales 2014 à Perpignan

Dans le sillage des faits du 22 avril, Jacqueline Amiel-Donat adressait un courrier le lendemain au secrétaire national du Parti Socialiste, Harlem Désir. Intitulée « contestation », cette missive questionne la procédure de désignation de la tête de liste PS aux municipales de 2014 à Perpignan. Très en verve, l’avocate y affirme que le chef de section et sénateur Christian souhaite « imposer » la candidature de la députée Ségolène Neuville, pourtant en « cumul de mandats de députée et de conseillère générale ».

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