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Neuf mois après la toute première annonce, le projet de transformation de l’Agglomération Perpignan Méditerranée en Communauté passe une première étape. Le président Jean-Marc Pujol, qui défendait à la dernière rentrée un un besoin de se «positionner entre les deux puissantes et ambitieuses métropoles que sont Toulouse et Montpellier», a fait adopter à près de 80% des conseillers une charte fondatrice, lundi 8 juiin. Ce document validé par 69 élus sur 88 aborde le transfert de compétences obligatoires nécessaire au changement de statut. Le maire UMP de Perpignan, régulièrement soumis à la critique acide par différents blogs urbains, a su convaincre au delà de son propre camp politique. Pour ce faire, la technicité du projet a été confiée le 21 janvier à l’administration de l’agglomération. Pour le maire-président, l’Agglomération du Roussillon est «prête à décoller vers de nouveaux cieux» et devenir au le 1er janvier 2016 une «collectivité stratège».

Le FN et une partie de la gauche sont d’accord

Lors de l’adoption de la démarche, l’essentiel des voix contraires est provenu de la gauche, mais le Front National, autrefois opposé aux intercommunalités par défense du très républicain Département, a validé. Seul le mouvement souverainiste Debout la France exprime ses réserves en tant que parti politique. Dans un communiqué, sa fédération Debout les P.O. défend le Département des Pyrénées-Orientales, qui serait menacé par une Communauté Urbaine. Il souhaite le transformer en «Collectivité Territoriale Unique stratège, proche des citoyens, aux compétences élargies et renforcées, et assez forte pour traiter d’égales à égales avec les métropoles de Toulouse et Montpellier, en assumant ce rôle d’intercommunalité».

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