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Le maire de Perpignan, Jean-Marc Pujol, sera candidat aux élections municipales de 2020, comme l’a révélé le groupe la Dépêche du Midi, ce mercredi 17 octobre. Il espère renouveler l’expérience de 2014, lorsqu’il avait remporté la victoire à 55,11% face au candidat du Front National, Louis Aliot. Ce choix de J.M. Pujol, induisant un cumul de mandats dans le temps, fait dire à l’intéressé « ce sera une équipe d’une nouvelle génération (…) dans un cadre qui réunirait les Républicains, le centre et les gens proches d’Emmanuel Macron ». Mais l’impétrant se heurte à la candidature du député Romain Grau, l’ami catalan d’Emmanuel Macron et plus haut gradé parmi les jeunes élus du Pays Catalan. Le parlementaire s’est déclaré dès juin dernier avec l’envie de diriger la ville sur une assise gauche-droite, fidèle à la sociologie électorale perpignanaise profonde. En affirmant habilement « c’est une erreur politique que de diviser et je ne serai pas le diviseur » J.M. Pujol, sensible à la droite dure, inverse les rôles, car R. Grau appartient à une formation politique qui applique la mixité droite-gauche au gouvernement.

Un retour du passé ?

A la fin de son éventuel futur mandat, en 2026, J.M. Pujol sera âgé de 77 ans, un âge canonique qui interroge. Le premier magistrat, qui fêtera en 2019 sa dixième année de présence à la tête de la municipalité, dépasserait alors son prédécesseur Jean-Paul Alduy, qui lui a cédé ce poste à 67 ans. Auparavant, Paul Alduy avait quitté la Place de la Loge en 1993, à l’âge de 79 ans. A titre de comparaisons, Gérard Collomb, qui se voit de nouveau maire de Lyon, aura 79 ans à cette échéance, tandis que Martine Aubry, maire de Lille, en affichera 76. L’immobilisme français, exception européenne en matière de cumul de postes, simultané ou dans le temps, s’illustrerait avec acuité à Perpignan.

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