Langue

L’enseignement des langues étrangères en fonction de l’origine des enfants scolarisés interpelle le maire de Perpignan et président de la Communauté Urbaine Perpignan Méditerranée, Jean-Marc Pujol. Le premier magistrat a choisi la voie du communiqué, ce mercredi 17 février, pour défendre ses positions sur ces Cours d’Enseignement de Langues et Culture d’Origine (ELCO). Selon une directive européenne de 1977, ce dispositif vise l’Algérie, la Croatie, l’Espagne, l’Italie, le Maroc, le Portugal, la Serbie, la Tunisie et la Turquie. D’après le contexte de l’époque, il concerne les enfants de travailleurs immigrés envisageant unn retour au pays. J.M. Pujol rappelle avoir écrit à l’Inspection Académique des Pyrénées-Orientales son opposition à l’application de ce plan «dans les écoles de la ville». Il s’appuie sur un rapport confidentiel remis en 2015 au Premier ministre, Manuel Valls, indiquant que «certains cours s’apparenteraient à des catéchismes islamiques». Dans cette allusion claire et nette à la langue arabe, le maire dénonce un procédé qui «conduit au communautarisme» et se range derrière une partie du corps enseignant estimant que l’ELCO «constitue une atteinte à la laïcité». Il constate que l’Inspection académique, qui l’avertissait du respect du dispositif, n’a pas entravé sa volonté.

Le dispositif disparaîtra cette année

Depuis fin 2015, la ministre de l’éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, signale son intention de supprimer les Enseignements de Langue et Culture d’Origine, qui sont dispensés par des maîtres étrangers, rémunérés par les Etats dont ils sont ressortissants. Le dispositif ne comporte pas un «enseignement linguistique de qualité» et renforce la «logique d’entre soi», selon la ministre. Dès la rentrée prochaine, les ELCO se fondront dans des sections internationales à l’école primaire.

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