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Perpignan : pour l’UDI, les militants PS sont « employés du Conseil général »
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La désignation du député Jacques Cresta comme tête de liste socialiste des élections municipales de Perpignan, à l’occasion d’une primaire conclue par 90 voix sur 102 bulletins, suscite un changement de style à l’Union des Démocrates et Indépendants des Pyrénées-Orientales (UDI 66). Le parti de Jean-Louis Borloo et Jean-Paul Alduy, habitué aux propos sobres, estime dans un communiqué que le scrutin interne au PS, qui se déroulait le 27 juin, fait partie d’une liste d’échéances où Christian Bourquin « choisit le gagnant ». Le président de la Région Languedoc-Roussillon est en effet chef de la section socialiste de Perpignan, qui comprend 162 adhérents, des « affidés », ou encore « alimentaires » et « employés du Conseil général », selon la formation centriste, qui ne prononce pas le mot « clientélisme », mais y fait fortement référence.

Jacqueline Amiel-Donat, victime du « clan Bourquin »

L’UDI 66, qui emploie un angle de tir inédit, insinue un faible nombre de militants PS pour une « ville de plus de 125.000 habitants » et défend la candidate Jacqueline Amiel-Donat, actuelle chef de l’opposition socialiste à la maire et farouche opposante de M. Alduy, maire de 1993 à 2009. Celle-ci aurait été marginalisée par un « clan Bourquin » qui lui aurait réservé des « intimidations » et des « manœuvres » vouées à orienter le vote.

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