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Les élections municipales de Perpignan, sans date, suscitent une nouvelle forme de politique abondamment calquée sur les nuances parisiennes, notamment par l’arrivée dans le débat du mouvement souverainiste « Debout la République », du député Nicolas Dupont-Aignan. Parallèlement, le nouveau venu François Rivière, « divers droite » très insistant sur la « droite », possiblement soutenu par l’UMP lors de l’échéance électorale, a reçu jeudi l’appui de l’ex-député Claude Barate, adversaire de l’ex-maire Jean-Paul Alduy aux municipales de 1993 et de 2001. Mais dans l’attente d’une candidature Alduy, logique pour un élu lancé sur des projets de long cours, le Front National engage l’hypothèse de la feinte. Pour son candidat, Louis Aliot, la « candidature pseudo dissidente à droite » de M. Rivière, du « cabinet noir de Sarkozy », est un « leurre destiné à freiner la progression du Front National ». Le Languedocien estime que M. Rivière pourrait siphonner des voix au FN au premier tour, puis rallier M. Alduy au second tour. Cette prédiction induit une candidature Alduy freelance, à l’identique de 1993, lors de la première mise sous tutelle de la ville. En quelques semaines, toujours sur le schéma de 1993, Jean-Paul Alduy aurait offert une virginité à l’Alduysme, avant de fusionner, cette fois-ci, avec un candidat régulier, dépassé en suffrages.

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