Langue

Comme en 2014, le second tour des élections municipales de Perpignan sera disputé par le maire sortant, Jean-Marc Pujol, membre des Républicains, et Louis Aliot, membre du Rassemblement national. Ce remake est le fruit du retrait du centriste Romain Grau, jeudi 28 mai, suivi de celui de l’écologiste de gauche Agnès Langevine, soutenue par le Parti Socialiste, annoncé ce samedi 30 mai par l’intéressée. « J’appelle tous.tes les électeurs.trices à user de leur vote pour confiner définitivement les ambitions du candidat du Rassemblement national et à voter pour la liste qui lui reste opposée », a déclaré la vice-présidente de la région “Occitanie”, qui renonce ainsi à porter la responsabilité d’une éventuelle victoire de l’extrême droite. A. Langevine redoute un “déclin de la ville”, portant déjà bien amorcé depuis plusieurs années, un “repli identitaire” et un “déconfinement de la haine”.

Louis Aliot a obtenu 50,65% près de la route de Canet en 2014

Au sujet de ce deuxième tour de scrutin, prévu le 28 juin, une seule conclusion est certaine : le prochain conseil municipal de Perpignan ne comportera aucun élu de gauche, comme dans l’actualité.
En 2014, la finale Pujol-Aliot s’était soldée par un résultat de 55,11% des voix exprimées au profit du premier. Louis Aliot avait alors obtenu 34,20 %, contre 35,6% cette année. Mais en 2014, ses résultats “locaux” obtenus dans certains quartiers, lui avaient offert la victoire. Au bureau de vote “Claude Simon”, dans le canton Perpignan 7, qui borde la route de Canet, on a enregistré 21 voix d’avance pour M. Aliot.

Partager

Icona de pantalla completa