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A moins de cinq mois de leur échéance, les élections municipales de Perpignan comportent six candidatures, soumises à une déclaration en préfecture des Pyrénées-Orientales au plus tard le 6 mars 2014. Le maire UMP sortant, Jean-Marc Pujol, s’est positionné en candidat en décembre 2012, puis a reçu, le 16 octobre dernier, l’appui définitif de l’avocat Romain Grau, membre de l’Union des Démocrates et Indépendants (UDI) de Jean-Louis Borloo, épaulé par le club de propositions Perpignan 2020. Le Front National Louis Aliot a inauguré sa permanence de campagne le 1er juin dernier et le Front de Gauche se scindera suite au choix communiste de rallier la candidature du socialiste Jacques Cresta. Pour sa part, la candidate malheureuse de la primaire PS, Jacqueline-Amiel Donat, créditée de 33,09 % au second tour du scrutin de 2009, est invitée à rejoindre la liste du conseiller municipal Jean Codognès, membre du bureau national d’Europe Ecologie Les Verts, titulaire de 13,38 %. Le 17 octobre, Mme Amiel-Donat, chef de l’opposition municipale, se déclarait « toujours candidate à l’investiture de la tête de liste PS » et s’interrogeait : « Resterai-je à la maison, convaincue que ce monde politique n’est pas le mien ? ». Dans l’immédiat, la liste Codognès aligne la figure d’Olivier Szulzynger, créateur de la série télévisée Plus Belle La Vie, suppléant en 2012 de la candidate écologiste Agnès Langevine dans la première circonscription des Pyrénées-Orientales, à l’occasion des élections législatives.

A Perpignan, quelle traduction de l’union Borloo-Bayrou ?

En dehors des sentiers traditionnels, la centriste Clotilde Ripoull, sans étiquette, a présenté les grandes lignes de sa liste « Perpignan équilibre », ce 5 novembre. Animatrice d’un cercle de réflexion baptisé « Perpignan think tank 2014« , elle proposera une fiscalité modérée et un renforcement de l’attractivité de la ville. En marge, le groupe L’Olivier, fondé par l’UMP Bruno Delmas, aux côtés de la responsable départementale du Mouvement Démocrate (Modem), Christine Espert, doit encore se positionner. Critique envers la gauche et l’ancien maire Jean-Paul Alduy, membre de l’UDI, ce cercle doit mécaniquement rejoindre la liste Pujol, car « L’Alternative » a été scellée le 5 novembre par Jean-Louis Borloo et François Bayrou. Ce mariage de raison était approuvé par Mme Espert dès le 1er septembre, mais les logiques nationales dévient à Perpignan, en raison de contentieux intimes et d’envies croissantes de premiers rôles. A ce titre, les six listes identifiées, soit le même nombre qu’en 2008, contre sept en 2009, devrait être davantage dans les prochaines semaines.

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