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La supposée candidate centriste aux élections municipales de 2020 à Perpignan, Clotilde Ripoull, annonce un « grand meeting » dans la ville, jeudi 4 juillet, salle des Libertés. Au nom et à la tête du groupe Perpignan équilibre, l’agrégée d’économie et de gestion s’appuie sur le contexte. En effet, les quatre seuls candidats déclarés sont des hommes : Romain Grau pour la République en Marche en association avec le Mouvement Démocrate (Modem), Louis Aliot pour la plate-forme ad hoc « Rassemblement local », un Rassemblement national (RN) déguisé, Olivier Amiel, représentant des Républicains en attente d’investiture et Alexandre Bolo, à la tête d’une dissidence du RN. En réponse, Clotilde Ripoull brandit sur sa nouvelle communication le slogan « L’homme de la situation est une femme ». A la façon d’une garçonne parisienne des années 1920, cassant les codes entre féminin et masculin, l’élégante impétrante espère marquer les esprits 100 ans plus tard. Son prénom prend le pas sur son nom dans la conception de ses supports graphiques.

Perpignan, ville confisquée ?

Dès janvier, la possible candidate a lancé une consultation populaire afin de sonder les Perpignanais sur leurs idées pour la ville. La synthèse des quelque 2000 réponses reçues est au programme du 4 juillet. Le but est de « rendre définitivement Perpignan à ses habitants dès 2020 », annonce celle qui insinue que la confiscation de la ville par certains. Clotilde Ripoull souhaite présenter une ébauche de son programme, grâce aux apports du questionnaire.

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