Langue

Le conseiller municipal d’opposition à la mairie de Perpignan Olivier Amiel, membre remarqué du Mouvement Républicain et Citoyen de Jean-Pierre Chevènement, est prélevé par le premier magistrat, Jean-Marc Pujol, qui l’inclura sur sa liste lors du scrutin municipal. Cette surprenante révélation, confirmée le 4 janvier, démontre la stratégie d’ouverture du candidat sortant, qui entend élargir son assiette électorale en accueillant Me. Amiel, encore jeune avocat, secrétaire national chargé de la culture au nom de son parti, enfant du pays et garant des valeurs de la France. Le neveu de l’actuelle chef de l’opposition socialiste, Jacqueline Amiel-Donat, figurerait parmi les 10 premiers noms de la liste et, en cas de victoire, recevrait un poste d’adjoint. Mais sa candidature s’effectuerait sans parti, caractéristique qui permettrait d’esquiver une opposition interne. En effet, la présence sur cette même liste des partis Convergence Démocratique de Catalogne (CDC) et Unitat Catalana, promoteurs de la nation catalane, est asymétrique à Olivier Amiel. Sur son nouveau nouveau blog, ce dernier précise que « ratifier la Charte européenne des langues régionales, c’est fragmenter la République » et cite François Mitterrand, estimant que « Celui qui s’enferme dans sa langue locale s’enferme dans sa pauvreté ».

Le FN dénonce l’ouverture à gauche

Ce ralliement fait réagir le candidat du Front National aux mêmes élections, Louis Aliot, qui fustige une « ouverture à gauche » de l’UMP, dans un communiqué du 4 janvier. Concurrencé sur son propre terrain idéologique national, le vice-président du parti rappelle l’impopularité actuelle de la gauche gouvernementale et compare le transfert d’Olivier Amiel aux expériences du « sarkozysme triomphant », illustré par l’embauche des « PS Kouchner, Besson, Mitterrand, Hirch, Fadela Amara, Jouyet », tandis que des missions étaient octroyées « aux éléphants socialistes Lang, Attali, Rocard et consorts ».

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