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L’implantation discrète à Perpignan, en juillet 2012, du parti d’extrême droite catalan Plataforma per Catalunya, n’est pas du goût du Front National (FN). Le parti d’extrême droite français sera présent aux élections municipales de Saint-Laurent de la Salanque, Le Soler et Perpignan, en 2014, mais il exclut toute alliance, dans la capitale du Roussillon, avec le parti originaire de Barcelone. Cette éventualité a cependant été évoquée le 29 septembre à Chypre, lors d’un rassemblement de l’Alliance européenne pour la liberté, qui réunit les partis les plus importants rattachés à cette mouvance. La présidente du FN, Marine Le Pen, s’y est entretenue avec Josep Anglada, président de la plateforme citée, candidate à l’adhésion au groupe européen.

Louis Aliot : « rien à faire avec ce genre de personnes ».

Pourtant, autant Mme Le Pen a pu féliciter le parti catalan, en juin 2011, suite à la percée de ce dernier aux élections municipales sud-catalanes, autant apparaissent de profondes divergences. En effet, la lame de fond indépendantiste sud-catalane dérange le Front National, bien que Josep Anglada ne s’en réclame pas. Mais surtout, l’extension de la Plataforma per Catalunya au Nord du massif des Albères, est synonyme, pour un FN opposé aux transversalités européennes, d’ingérence en France. Le 12 octobre, le quotidien Le Monde évoquait ce clivage autour du centralisme, en signalant l’éventualité d’une présence du parti de M. Anglada « pourquoi pas avec le FN » aux municipales perpignanaises, selon l’intéressé. Louis Aliot, vice-président du Front National, balaie cette possibilité : « Nous n’avons rien à faire (…) avec ce genre de personnes. Il est hors de question que nous travaillions avec eux. On n’est pas formaté avec le même logiciel ».

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