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Dans un article du 10 janvier, intitulé « Ces élus qui nous coûtent trop cher« , le quotidien le Figaro publie un classement des grandes villes les plus endettées de France. Un impôt de 798 euros par habitant est signalé pour Perpignan, dans une mise en perspective qui révèle 850 euros à Montpellier, 900 euros à Bordeaux et Nice, et même 924 euros à Grenoble, en tête de liste. Ce répertoire fait réagir par communiqué le candidat du Parti Socialiste (PS) aux élections municipales, Jacques Cresta, pour lequel le premier magistrat UMP de Perpignan, Jean-Marc Pujol, avocat fiscaliste, « est un mauvais gestionnaire ». Le député évoque les « dépenses pharaoniques » de Jean-Paul Alduy, maire de 1993 à 2009, et écorne l’image de « bon gestionnaire, de bon père de famille » associée à M. Pujol, dont le mandat aura comporté une hausse de 7% sur la dette et de 14% sur les impôts locaux. En dénonçant la pression fiscale, le postulant de gauche penche à droite, dans un contexte où la dette, sans parti attitré, est assumée par le PS à Grenoble et Montpellier, ou par l’UMP à Bordeaux et Nice. Si l’opportunité fait dire à M. Cresta que la « gestion de l’équipe en place est catastrophique », le magazine L’Expansion hissait le maire de Perpignan au rang de plus vertueux de France, en mars 2013. Les publications nationales, non irréprochables, restent visiblement soumises à des interprétations locales sous contrôle partisan, sans préférence pour un quelconque camp.

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