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Attendu depuis l’automne pour constituer une offre politique indépendante à l’occasion des municipales de Perpignan, le Parti de Gauche (PG) confirme ce 14 janvier son abandon de la course à l’Hôtel de Ville. Dans un communiqué, la co-secrétaire de la formation dans les Pyrénées-Orientales déplore que le Parti Communiste, son partenaire au sein du Front de Gauche, a fait le choix, dès le mois d’octobre, de rejoindre la candidature du député socialiste Jacques Cresta. Le parti de Jean-Luc Mélenchon refuse cette stratégie car le parlementaire « a voté, depuis juin 2012, toutes les politiques austéritaires ». Il réprouve la ratification du « Pacte budgétaire voulu par Merkel-Sarkozy » faisant un « cadeau de 20 milliards d’euros aux entreprises sans la moindre contrepartie » et décrit sans détours un « racisme d’Etat » envers les Roms. Plus que gêné, le Parti de Gauche préfère « s’abstenir plutôt que de contribuer à la confusion politique qui fait le lit de l’extrême-droite ».

Difficultés et vertu du Parti de Gauche

Lors d’une assemblée générale tenue le 9 décembre, cette formation politique signalait déjà son retrait de la liste « Tous ensemble, une vraie gauche ! », soutenue par le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), sur un schéma dont les contours n’ont pas suscité la désapprobation du bureau national. Cette décision faisait suite à des divergences avec le NPA au sujet du positionnement de cette liste, dont la tête devait être le journaliste Axel Belliard. Son retrait intégral de la bataille électorale souligne la difficulté ou la vertu du PG dans l’exercice des concessions politiques, sur un principe observé ailleurs. Pour l’élection municipale de Paris, dans laquelle le PC se rallie aussi à la socialiste Anne Hidalgo, le Front de Gauche est rendu caduque, car sa composante PG défend une candidature autonome.

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