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Les élections municipales de Perpignan ne seront pas celles du Mouvement Démocrate des Pyrénées-Orientales, (Modem), dont les deux anciennes figures, Chantal Gombert et Clotilde Ripoull, ont choisi d’autres destinées il y a plusieurs années. La première, vice-présidente de l’Union des Démocrates et Indépendants (UDI) du Pays Catalan, sera colistère du maire UMP sortant, Jean-Marc Pujol, tandis que la seconde, titulaire de 8,54% au premier tour des municipales de 2008, évolue désormais sans étiquette. L’actuelle présidente, Christine Espert, a appelé de ses voeux, le 1er février, un « climat de confiance entre les perpignanais et les responsables politiques », tout en souhaitant que le territoire puisse « s’appuyer sur une capitale solide ». La secrétaire générale adjointe du parti de François Bayrou, lui-même partant à Pau avec le soutien de l’UMP, a défendu sans véritable originalité la « reconquête du centre ville », avant de prôner une « reprise en main solide du quartier Saint-Jacques ». Son intervention a également visé une optimisation de la galerie commerciale El Centre del Món, du Théâtre de l’Archipel et des musées, tout en s’accompagnant du souhait que la cité « change de paradigme » et que les « pratiques d’hier n’aient plus leur place ». Christine Espert, conseillère d’opposition de la mairie de Pia, dirigée par le divers gauche Guy Parès, a enfin annoncé la stratégie de sa formation, qui observera « avec acuité si les bons signaux sont donnés » et soutiendra l’une ou l’autre des listes « en toute liberté ». Cette prise de position attachée aux idées reste symbolique, car le parti ne compte aucun notable signalé dans la ville, où François Bayrou a obtenu cependant 11,76% en 2007 puis 6,46% en 2012.

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