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En marge des banalités, la présentation des listes concourant aux élections municipales dans les Pyrénées-Orientales, à déposer en préfecture de Perpignan du 17 février au 6 mars pour le premier tour, fournit des alternatives, dont celle de « Perpignan équilibre ». L’offre de la conseillère municipale d’opposition centriste Clotilde Ripoull, qui inaugurait sa permanence de campagne le 18 janvier en présence « d’une centaine de supporters », selon son secrétariat, sera soumise au verdict démocratique sans aucune étiquette, en répondant, au risque de l’isolement, au slogan « 0% Partis politiques, 100% Perpignan ». L’ex-candidate du Mouvement Démocrate en 2008 édite un journal, malignement baptisée « L’Indépendante« , en clin d’oeil au titre majoritaire de la presse traditionnelle du Pays Catalan, qui jouit d’une valeur affective importante. Cette publication au nom détourné, distribuée à 30.000 exemplaires « dans toutes les boîtes aux lettres » contient un « programme municipal qui tient la route », comme l’indique la communication persuasive de la candidate. Le thème du 3e âge, crucial à Perpignan, y est abordé sous la formule directe « Pour vivre vieux, vivre chez soi ! » , tandis que, pour les plus jeunes, la question de l’enseignement est signalée par une déclaration apte à hérisser la gauche et à dépasser les libéraux de droite : « Notre université doit être pensée comme un campus à l’américaine ». Dans les faits, l’évolution du campus du Roussillon vers un mode plus pertinent, associé au mérite et à l’ambition, est la clef de voûte de la politique son président, Fabrice Lorente, qui en a effectué la démonstration expresse en novembre 2013.

A Saint-Laurent de la Salanque, le maire F. Siré sera bénévole

Plus au nord, sur un autre registre, le député-maire de Saint Laurent de la Salanque, Fernand Siré, partisan d’un « Front de droite » à l’occasion des élections législatives de 2012, a réuni 450 personnes, le 16 janvier, lors de la présentation de sa candidature de prolongement. Décidé à diriger six nouvelles années sa commune, qui figure parmi les 36 incluses dans l’Agglomération Perpignan-Méditerranée, le maire UMP s’est entouré d’une « équipe rajeunie », pour défendre une « ville où il fait bon vivre ». A l’approche du scrutin de mars, le médecin de chevet de nombre de familles électrices s’est « engagé à ne pas augmenter les impôts locaux durant ce mandat, mais surtout à renoncer à son indemnité de maire au profit de la commune », comme nous le précise sa communication.

A St-Cyprien, Claudette Guiraud parle « d’UMPS », comme le FN

Plus au sud, parmi d’autres configurations et postures électorales étonnantes, à Saint-Cyprien, le maire UMP Thierry del Poso sera concurrencé par Claudette Guiraud, désignée tête de liste UMP en 2009. A l’époque, M. del Poso avait été évincé d’une primaire convoquée par le parti, puis Mme Guiraud avait été désavouée. Normalienne déclarée candidate dès mars 2013, celle-ci déploie la bannière du légitimisme, tout en faisant pencher la balance à droite. Par imprudence, en réplique du vocabulaire du Front National, elle indiquait le 10 janvier sur le réseau Facebook, avec lequel les états d’âme sont publics : « nous pouvons parler d’alternative à l’UMPS à St Cyprien ».

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