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Comme pressenti dès le début du mois de juin, le candidat du Rassemblement national (RN) aux élections municipales de Perpignan, Louis Aliot, sera soutenu par la Droite Populaire. L’intéressé a comparu en conférence de presse, dimanche 7 juillet, non pas à Perpignan mais à Rivesaltes, pour expliciter sa démarche stratégique. A cet effet, il était flanqué du député européen Jean-Paul Garraud, inconnu du grand public mais déterminé à servir de caution extérieure au candidat, parachuté en Pays Catalan par Jean-Marie Le Pen à Perpignan, en 2002, selon un constat statistique étranger à tout projet de territoire.

Un label politique inconnu du grand public

Louis Aliot, à la tête d’une liste de « Rassemblement local », affichera le logo « Droite populaire » sur ses tracts et affiches de campagne. Cette marque politique inconnue, dont la figure de proue, vue à la télévision, est l’ex-Républicain Thierry Mariani, actuel député européen RN, assurera une habile image de diversité des soutiens. Dans la grande recomposition vers les municipales, d’autres surprises sont possibles, car la droite traditionnelle est dépecée par la République en marche (LREM) d’Emmanuel Macron et le RN, sans compter son propre statu quo, exempt de dynamique. Louis Aliot espère de gagner la la mairie de Perpignan, après trois échecs. Son adversaire sera Romain Grau, l’enfant du territoire, soutenu par LREM et le Mouvement Démocrate Modem).

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