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L’effondrement d’un immeuble vétuste, ce 3 janvier 2013 aux alentours de 13h30 dans le quartier Saint-Jacques de Perpignan, fait réagir deux forces politiques qui batailleront contre le maire UMP, Jean-Marc Pujol, aux élections municipales. Le Front National dénonce sur un communiqué aux accents nettement de gauche une « incapacité dont font preuve, depuis de longues années maintenant, les élus de Perpignan ». Evoquant un « irrémédiable abandon », le parti de Marine Le Pen estime qu’un diagnostic général de sécurité vient à manquer dans les quartiers « Saint-Jacques, La Réal et Saint-Matthieu », afin de « connaître exactement l’état de vétusté, voire de délabrement des habitations, et les risques encourus par les résidents ». La chute de l’immeuble, inoccupé et soumis depuis Noël à un arrêté municipal de péril, a entraîné l’immeuble voisin, au sein d’un périmètre comprenant un lot de 8 bâtiments répertoriés par les services municipaux. Au regard de leur époque de construction, ces habitations sont estimés être particulièrement sensibles. En marge des interprétations politiques, une cellule de crise a été ouverte par la mairie de Perpignan, avec pour résultat le relogement immédiat de 15 personnes. Le premier magistrat, Jean-Marc Pujol, s’est lui-même rendu sur place, afin de constater l’ampleur de l’effondrement.

J. Cresta se rend au quartier Saint-Jacques, en pensant être à Saint-Matthieu

De son côté, sur un autre communiqué, le candidat socialiste Jacques Cresta décrit sans hésiter une « ville qui s’effondre », mais il commet un impair en localisant le sinistre, qui n’a pas fait de victime, rue de la lanterne, artère du quartier Saint-Mathieu. Jacques Cresta, qui adresse ses pensées aux « 15 familles en attente de relogement durable », aborde la politique de rénovation urbaine par laquelle « 300 millions d’euro auraient dû être investis pour résorber l’habitat insalubre ». Il nous fournit une photographyie correspondant bien à la rue des farines, bel et bien située quartier Saint-Jacques, où il s’est déplacé, dans la certitude de se retrouver ailleurs.

Le candidat Codognès rappelle ses propositions contre l’habitant indigne

Dans une réaction plus documentée, transmise le 14 janvier, l’élu municipal Jean Codognès, membre d’Europe Ecologie-Les Verts et candidat aux élections municipales, rappelle avoir formulé cinq propositions, le 14 novembre 2013 en conseil municipal, pour « accélérer l’indispensable résorption de l’habitat indigne à Saint-Jacques et Saint-Mathieu ». Ces suggestions comportaient une révision du périmètre de sauvegarde, une « politique d’orientation plus nette » et des « arrêtés d’insalubrité » plus nombreux. Il s’agirait aussi, selon M. Codognès, de « lutter beaucoup plus efficacement » contre les « marchands de sommeil », car « le maire est mieux placé que quiconque » pour lutter contre un « véritable esclavage social ».

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