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Le candidat Jean Codognès aux élections municipales de Perpignan, qui n’a pas encore officialisé son engagement dans la bataille du mois de mars, anticipe en effectuant un tractage en bonne et due forme de ses propositions. Les premières heures de février ont été l’occasion de découvrir le slogan « Des élus irréprochables, c’est possible », que l’ancien député socialiste et actuel responsable départemental d’Europe Ecologie-Les Verts dans les Pyrénées-Orientales entend défendre. Doté d’une notoriété intéressante, l’avocat égrène ses axes de travail, en reprenant sa propre suggestion de trawmay, formulée en conseil municipal, en mars 2009. Mais à la faveur d’une amnésie d’information caractéristique du territoire, cette idée ressortie des tiroirs prend des airs nouveaux, malgré figurer dans le livre « Perpignan-Perpinyà 2020 » du maire d’alors, Jean-Paul Alduy. A l’époque, la dissension concernait le calendrier de réalisation, tandis que le coût de ce projet était estimé à 400 millions d’euros.

L’avocat se revendique « vrai Perpignanais »

Désormais, Jean Codognès promet « en 2015, je soumettrai à référendum un projet de tramway », à l’échelle de l’Agglomération Perpignan Méditerranée, car le tronçon de rocade inauguré en avril dernier « est loin d’absorber les 70.000 véhicules par jour ». Par souci de commodité, d’économies pour les particuliers et d’écologie pour tous, il prône une « offre alternative à la voiture » en insistant sur les trajets « domicile-travail ». Le candidat velléitaire envisage ainsi d’aligner Perpignan sur de nombreuses villes équivalentes en taille, en défendant son statut de « vrai Perpignanais« , brandi ce même 1er février dans les Journaux du Midi. Par hasard ou par malheur, Jean Codognès était âgé d’un an lorsque le tram de Perpignan, joignant la ville à Canet-en-Roussillon, a effectué son dernier voyage, à une époque où la notion de développement durable aurait paru ésotérique.

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