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La course à l’investiture socialiste pour les élections municipales de Perpignan est précédée d’une élection primaire, par les militants, le 28 mai. Après l’abandon de la députée Ségolène Neuville, déclaré le 15 juin, les deux candidats doivent être le député Jacques Cresta et la chef de l’opposition socialiste municipale, Jacqueline Amiel-Donat. Mais, le 12 juin, cette dernière a adressé une lettre ouverte à Christian Bourquin, président de la Région Languedoc-Roussillon et secrétaire de la section perpignanaise. Elle y dénonçait une avancement stratégique sur le calendrier rendu obligatoire par la « circulaire nationale du 1er mars 2013″. Ce document, où est déploré le fait que les femmes socialistes soient seulement trois « pour les villes de plus de 100.000 habitants » en territoire français, impose un dépôt des candidatures aux municipales du 9 au 23 septembre, un vote interne le 10 octobre, suivi d’un deuxième tour « si aucun candidat n’a obtenu 50% des suffrages exprimés », le 17 octobre.

« Nombreuses exactions » contre la candidate

Jacqueline Amiel-Donat, qui percevait dès le 24 avril une volonté « d’éliminer l’équipe qui travaille depuis des mois » à la construction d’un « vrai projet alternatif et rassembleur », précisait le 12 juin avoir programmé « depuis fin octobre 2012 » un « séjour à l’étranger », jusqu’au 29 juin, sans report possible. L’agrégée de droit, qui sera donc absente le jour du scrutin, prévoit de ne pas pouvoir profiter de « chances égales, ni même de la possibilité de voter », et signale que le choix de la tête de liste « se fera sans moi et sur un candidat unique ». Suite à ces avertissements, son secrétariat évoquait ce 21 juin de « nombreuses exactions » visant l’intéressée et informait que la Commission nationale des conflits du PS a « décidé d’engager une instruction à l’encontre de Jacques Cresta ». Il précisait que l’instruction du dossier « sera directement assurée par le président de cette commission, M. Bernard Pignerol ». L’organisation de la primaire, jugée devoir « empêcher Jacqueline Amiel-Donat d’être candidate », sera examinée par cette instance. Dans l’immédiat, sa prise de position concernant la majorité municipale, parue dans l’hebdomadaire Le Point du 20 juin, semble être éludée par une problématique propre à scinder le camp socialiste de Perpignan.

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