Langue

Suite à une réunion tendue, organisée le 22 avril, la révélation d’un filtrage des adhésions à la section de Perpignan du Parti Socialiste (PS) comporte une nouvelle intervention de Jacqueline Amiel-Donat. La chef de file PS à la mairie indique, dans un communiqué du 24 avril, que le parti s’emploie à « tenter d’éliminer l’équipe qui travaille depuis des mois » à la construction d’un « vrai projet alternatif et rassembleur ». L’avocate évoque une « habitude » de Christian Bourquin, sénateur, président de la Région Languedoc-Roussillon et actuel président de ladite section, à « dissimuler », avec ses proches un blocage de « toute adhésion à la section de Perpignan depuis plus de deux ans ». Percevant une stratégie à son détriment, elle précise que les animateurs de la tendance Bourquin « veulent anticiper le vote des militants en violation de nos règles afin d’éviter une décision interne sur le non-cumul dont la mise en œuvre est souhaitée par le PS national dès 2014 ».

Préférence pour la députée Ségolène Neuville

Au-delà de la question du cumul des mandats, la préférence de Christian Bourquin pour la députée Ségolène Neuville comme tête de liste aux municipales est passée de la forte à la certitude. Une éviction de Mme Amiel-Donat, référence naturelle du parti au conseil municipal, semble dangereuse pour le PS, d’autant que celle-ci, rappelant que « quand on veut noyer son chat, on l’accuse de la rage », ajoute : « le chat a des griffes » . La candidate se défend contre les intentions de la partie adverse de la « disqualifier » en lui attribuant une « tentative de putsch ou d’O.P.A ».

Deux jeuns citent un « système Bourquin »

Dans un communiqué de ce même 25 avril, Sofiane Hakiki, présenté comme « Militant de la section de Perpignan dont l’adhésion a été validée
en 2011 par Solférino suite au blocage local »
, et Emeric Lozdowski, « militant en attente de la confirmation de son adhésion depuis décembre 2010 », manifestent un instinct de protection envers le PS. Ils dénoncent des « pratiques locales exercées par des responsables politiques peu représentatifs » de leurs « valeurs ». Sans les citer, ces deux jeunes décrivent ces responsables comme « animés uniquement par le souci de leur avenir personnel ». Au risque de ternir l’image de la gauche perpignanaise, les deux auteurs croient voir un « système Bourquin qui gangrène hélas notre ville et notre département », avant de souhaiter, dans un contexte de moralisation de la vie politique, le besoin de « renouveler » les « pratiques ».

Partager

Icona de pantalla completa