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Le vice-président du Front National Louis Aliot, premier des candidats aux élections municipales de mars 2014 à Perpignan à avoir un site internet de campagne, intitulé « En avant Perpignan », et une permanence dédiée, dès le 1er juin, écrit au président du Conseil constitutionnel. La raison de cette démarche repose sur un entretien organisé le 14 juin à Paris, entre Nicolas Sarkozy et le maire UMP de Perpignan, Jean-Marc Pujol, venu exprimer son « amitié » et son « soutien » à l’ancien chef de l’Etat. Les conséquences de cette réunion, lors de laquelle ont été abordés les thèmes relatifs à Perpignan et à ses habitants, ainsi qu’à la politique menée par François Hollande, déplaisent au compagnon de Marine Le Pen. Dans un courrier adressé le 24 juin au président du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré, communiqué ce 26 juin, le conseiller régional du Languedoc-Roussillon dénonce une « ingérence anticonstitutionnelle de Sarkozy » dans la campagne. Rappelant que l’ancien président siège actuellement au Conseil cité, le candidat reprend une phrase de ce dernier, affirmant que l’UMP doit « combattre Louis Aliot tout en défendant nos valeurs ». Pour M. Aliot, cette prise de position s’est effectuée « au mépris » des « obligations déontologiques » de l’intéressé. Réprouvant un « certain nombre de démarches politiques contraires à l’indépendance que l’on est en droit d’attendre d’un haut magistrat, a fortiori constitutionnel », l’avocat établi boulevard Wilson, proximité du Palais des Congrès de Perpignan, cite une atteinte au « principe d’impartialité » et évoque une « violation des principes républicains élémentaires ».

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