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Perpignan : l’UMP du Conseil général annonce l’oubli du TGV Perpignan-Montpellier
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Le classement de la future Ligne à Grande Vitesse Perpignan-Montpellier parmi les priorités de l’Etat, attendu début juillet, interpelle le groupe UMP et Divers Droite du Conseil général des Pyrénées-Orientales. Dans un communiqué électrique, l’opposition de l’assemblée dirigée par la socialiste Hermeline Malherbe, subodore un « enterrement » du projet. Elle informe que la commission « Mobilité 21 » présidée par le député PS du Calvados Philippe Duron pour hiérarchiser les projets de TGV français n’a « même pas prévu à ce jour d’inscrire la ligne (…) dans les choix stratégiques d’infrastructures de transport à réaliser ». Les réunions consultatives menées à Montpellier seraient ainsi un leurre et précéderaient un « nouveau report aux calendes grecques de l’aboutissement de ce projet, pourtant capital pour l’avenir » du département des Pyrénées-Orientales.

Que Christian Bourquin se « bouge »

Dans cette communication, le président du groupe de droite de l’assemblée nord-catalane, Jean Rigual, estime que la tête visible de cette « commission inique » n’a jamais « ‘mis les pieds en Languedoc-Roussillon » et interprète cette absence comme un aveu. Il réclame que le Président de la Région Languedoc-Roussillon, Christian Bourquin, se « bouge » en profitant de la cohésion de gauche manifestée par les majorités en place en Pays Catalan, dans les départements de l’Aude et de l’Hérault, à la Région et au sommet de l’Etat. Sans remettre en cause un centralisme d’Etat traversant la droite et la gauche, le groupe UMP affirme que M. Bourquin « et tous ses acolytes politiques locaux et nationaux (…) porteront l’entière responsabilité » d’une annulation du projet Perpignan-Montpellier pour la prochaine décennie.