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Les Jeunesses de l’UMP des Pyrénées-Orientales, qui affirment ce que leurs aînés taisent sur la scène médiatique, ont animé la cérémonie des voeux du parti, le 3 février dans la commune de Saint-Estève. Leur président, François Lietta, a prononcé un discours vantant les actions de son groupe, réservé aux moins de 30 ans, mais surtout envoyé, au sujet des prochaines élections, des signes approuvés par le président de l’UMP territoriale, François Calvet. M. Lietta, selon lequel les lycées du Pays Catalan et l’Université de Perpignan constituent un « véritable réservoir de jeunes populaires », a tenu à évoquer une « nécessité de préparer les élections municipales », en avertissant que « la division est mortelle pour notre famille politique ».

Allusion à l’UDI, dans citation expresse

Quelques semaines après les frictions opposant Jean-François Copé et François Fillon, l’allusion à l’Union des Démocrates et Indépendants (UDI) de Jean-Louis Borloo et de Jean-Paul Alduy, président de l’Agglomération Perpignan Méditerranée, était évidente. Moins finement, dans ce discours juvénile est aussi apparue une attaque frontale au camp d’en face, à la tête de la Région Languedoc-Roussillon et du Conseil général des Pyrénées-Orientales : « Bourquin, Malherbe on en a assez, il est tant d’en changer ! ». Sans réelle élégance ni contenu idéologique, mais avec une vigueur qui a quitté les plus anciens, le jeune Lietta a lancé : « Nous en avons assez de supporter les bras cassés sans talent du Parti Socialiste, qui ne font qu’enfoncer notre département, notre région qui désormais est la première de France pour son taux de chômage ».

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