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L’Union des Démocrates et Indépendants (UDI) assiste nerveusement à Perpignan à la composition de la liste départementale des Républicains pour les élections régionales de décembre. La droite classique sera menée par Bernard Dupont, maire de Canet-en-Roussillon, probablement suivi de la maire-adjointe aux Sports de la Ville de Perpignan, Fatima Dahine. La position de n°3 est acquise pour Daniel Mach, maire de Pollestres et ancien député UMP. Mais la présidente de la fédération UDI des Pyrénées Orientales, Nathalie Beaufils, revendique sa part, dans un communiqué de ce 18 juin. Elle observe que le «rassemblement UMP-UDI reste à faire» et espère un «projet partagé entre les deux mouvements politiques et donc une répartition équitable des 15 places» disponibles. L’UDI du Pays Catalan, qui a choisi Mme Beaufils et l’entrepreneur Fabrice Villard parmi les siens, exige au moins un candidat dans les trois premières places et quatre autres parmi les 12 restantes.

Un parti « orphelin » de Borloo et Alduy

L’UDI, parti centriste, souffre de sa naissance bancale, en 2012, sur l’idée de l’ancien ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, qui a quitté la vie politique en avril 2014. Dans les Pyrénées-Orientales, le retrait de l’ancien maire et président de l’Agglomération Perpignan Méditerranée, Jean-Paul Alduy, un mois auparavant, avait fourni un premier coup de massue. L’UDI, masquée par le schéma gauche-droite dont seul le Front National a pu dégager une troisième voie, assiste de loin aux opérations de la droite majoritaire. Doublement « orpheline », elle a également assisté à l’absence de continuité de «L’Alternative», alliance des centres opérée en novembre 2013 par Jean-Louis Borloo et François Bayrou, président du Mouvement Démocrate. Ce projet n’a comporté aucune répercussion à Perpignan.

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