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La création du label politique « L’Alternative », qui réunit depuis le 5 novembre l’Union des Démocrates et Indépendants (UDI) de Jean-Louis Borloo et le Mouvement Démocrate (Modem) de François, fait réagir à Perpignan. Quelques heures avant son officialisation, le candidat du Front National aux municipales, Louis Aliot, saluait avec malice cette union, qu’il estimait être « européiste, immigrationniste et défenseur de la politique d’austérité comme l’UMP et le PS ». Cette réaction immédiate correspond à la stratégie de l’intéressé, auquel le journal Le Monde du 31 octobre fait dire : « La politique se fait de plus en plus dans l’instantané. Vous devez réagir dans l’instant, qu’on le souhaite ou non. Sinon, vous n’êtes plus dans le temps politique ». Mais à son tour, la présidente de l’UDI des Pyrénées-Orientales se « réjouit » que le rassemblement des centres « dérange ». « C’est bon signe ! », dit-elle dans un communiqué du 6 novembre, dans lequel elle défend une réunion de forces effectuée « dans la condamnation de la politique gouvernementale », pour la « constitution d’une large majorité réformiste (…) de la droite républicaine au centre (…) jusqu’aux sensibilités écologistes et sociales-démocrates ».

Soutien appuyé au maire UMP sortant, Jean-Marc Pujol

Sans faire état de la transposition de l’alliance à Perpignan, la maire-adjointe de Perpignan chargée de l’Education voit en François Hollande une « vision du monde dépassée ». Elle rappelle que l’UDI se situe « résolument » aux côtés de ses « alliés UMP » et donc au Maire de Perpignan, Jean-Marc Pujol, dont elle défend « le bilan » et participe à la construction du « prochain projet ». Parmi ses prochaines échéances, l’UDI des Pyrénées-Orientales invite à discourir Hervé Morin, président du Nouveau Centre, qui évoquera justement la « Redéfinition du centre », le 21 novembre à Perpignan.

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