Langue

L’historien et chercheur Nicolas Lebourg, considéré comme spécialiste de l’extrême droite en France, analyse la stratégie de gouvernance de Louis Aliot. Le premier maire d’extrême droite de Perpignan, élu en 2020 déroule un programme tranquille, sans vagues, car il a “bien compris qu’une carrière politique nationale ne se fait pas en entretenant un climat de guerre civile dans sa ville”, explique l’universitaire, membre de la fondation Jean Jaurès, classée à gauche, dans la publication Le Courrier de l’Atlas.

“Le sentiment que la situation s’est améliorée”

Le premier magistrat, Rassemblement national (RN) et dirigeant du parti, appuie là où cela se voit et cela produit populairement de l’effet : il a “placé les premiers efforts sur deux secteurs immédiatement visibles pour la population : la sécurité et la propreté”. Sa politique en faveur de la tranquillité publique se traduit par la multiplication des postes de police municipale (PM), au nombre de 5, notamment dans les quartiers du Vernet et du Moulin à Vent. Comme dans le reste de l’Union européenne, la PM est devenue plus sérieuse, elle abandonne progressivement son rôle de deuxième division comparé à la police nationale. Elle fonctionne désormais la nuit et elle patrouille davantage le jour. Ces avancées, extrêmement visibles et abondamment commentées par les administrés, assurent un effet positif direct, indépendamment des résultats produits.

L’habile stratégie municipale repose également sur le dispositif de nettoyage de la voirie, dans une ville réputée sale. Cet aspect “qui était un des points faibles de l’ancienne municipalité”, observe N. Lebourg, est en cours de résorption car “un gros effort a également été fait”. Le chercheur estime que ces éléments très concrets “donnent ce sentiment que la situation s’est améliorée à Perpignan”.

Partager

Icona de pantalla completa