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Âge aidant, le président d’honneur du Front National, Jean-Marie Le Pen, livre désormais le fond de sa pensée. Le regain de polémique sur le régime de Vichy et le «détail de l’Histoire» sont les signes visibles, mais le punk de l’extrême droite française s’exprime sur d’autres thèmes. Comme Georges Frêche livré à ses emportements verbaux à la fin de sa vie, l’aïeul de 87 ans opine sur le directeur de sa campagne présidentielle de 2002, Louis Aliot. Le chef de l’opposition FN à la mairie de Perpignan et à l’Agglomération Perpignan Méditerranée, missionné par J.M. Le Pen en Roussillon, est « intellectuellement limité », estimait le patriarche dans le magazine Challenges du 19 juillet.

Le vieil FN serait antisémite envers Aliot

La relation entre Jean-Marie Le Pen et Louis Aliot s’est fendue en juin 2014 suite à l’affaire de la «fournée» souhaitée par le premier des deux hommes envers le chanteur Patrick Bruel, d’origine juive. Louis Aliot avait condamné cette provocation, tout en confortant la stratégie de dédiabolisation du parti. L’Ariégeois, probable leader du premier tour des régionales de 2015 en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, est associé par la frange dure du FN à une ligne trop tiède, médiatiquement incarnée par un autre de ses vice-présidents, Florian Philippot. La faction radicale enracinée dans les paramètres de la Seconde guerre mondiale surnommerait Louis Aliot «le Séfarade», en référence nauséabonde à ses lointaines origines juives. A Perpignan ou à Toulouse, la haine de J.M. Le Pen et cet antisémitisme supposé offrent à l’intéressé une stature de modéré.

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