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Malgré une faible notoriété populaire, le Parti Radical fait l’objet d’une montée en puissance dans les Pyrénées-Orientales, après une remise zéro de sa structure. Ce jeudi s’est en effet déroulée à Perpignan une assemblée générale de réorganisation, qui a débouché sur l’élection d’un nouveau bureau. Cette échéance fait suite à une dissolution prononcée le 9 décembre dernier par la direction parisienne du parti de Jean-Louis Borloo. L’ancienne équipe était co-dirigée par Fabrice Vilard, ex maire-adjoint de Perpignan et ex directeur de cabinet de Jean-Paul Alduy dans son rôle de Président de l’Agglomération Perpignan-Méditerranée. Elle comprenait également le candidat malheureux à l’élection municipale de juin 2009, François Rivière, dont l’adhésion en décembre, immédiatement suivie de l’accession à la direction territoriale du parti, avait pris les parfums d’un hold-up. La nouvelle version du plus vieux parti politique français comporte à sa tête Nathalie Beaufils, adjointe à l’Education à la mairie de Perpignan, et proche de Jean-Paul Alduy. On y trouve également Romain Grau, également conseiller municipal de Perpignan, rallié il y a quelques jours à la majorité municipale UMP, désigné comme trésosier. Le secrétariat revient à Fabrice Rallo, attaché parlementaire de Jean-Paul Alduy, dans son rôle de sénateur.

La réunion, qui s’est déroulée en présence de près de 600 personnes, manifeste l’importance relativement silencieuse d’une formation politique qui se veut décisive dans les Pyrénées-Orientales. Comptant environ 130 adhérents réels en 2010, elle a vu ses effectifs monter très rapidement ces dernières semaines, en vue de sa reprise en main, qui servira de base, sans équivoque, aux échéances de 2014 en Roussillon. Le Parti Radical, qui hésite actuellement à entrer dans une alliance avec le Nouveau Centre, voire le Mouvement Démocrate, avec l’élection présidentielle de 2012 en ligne de mire, a M. Alduy pour vice-président hexagonal. Sa nouvelle direction à Perpignan, composée d’acteurs politiques encore peu connus, mais très proches, prend d’ailleurs des allures de succession, bien identifiée, à l’ancien maire de Perpignan.

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