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La présidence de François Hollande comporte des débats sociétaux, parmi lesquels l’ouverture du mariage aux homosexuels, le droit de vote des étrangers, le non-cumul des mandats et l’euthanasie, ce dernier aspect restant sans échéance. Mais c’est le thème de l’accompagnement des toxicomanes qui irrite la branche jeune de l’UMP des Pyrénées-Orientales. Après avoir accusé le ministre de l’Education nationale, Vincent Peillon, d’encourager « la consommation de shit » et conseillé au Parti Socialiste « d’arrêter de fumer », le 16 octobre, le président des Jeunes Populaires 66, François Lietta, s’en est pris le 22 octobre aux espaces encadrés, réservés à la consommation supervisée de drogue dans de bonnes conditions d’hygiène. Appelés « salles de shoot » par leurs adversaires, dont l’UMP, ces dispositifs sont réprouvés par cette partie de la jeunesse de droite du Pays Catalan, qui taxe le gouvernement de Jean-Marc Ayrault d’être celui « de la fumette et de la piquouse ». En effet, le 21 octobre, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, a indiqué qu’elle « espérait » lancer en France une expérimentation en la matière avant fin décembre. Pour les Jeunes Populaires 66, cette politique reviendrait à « organiser méthodiquement par l’Etat la consommation de stupéfiants alors que les forces de l’Ordre luttent quotidiennement contre tous les trafics qui minent nombre de quartiers de la République, et qui ruinent des familles ».

A moins de 100 km du Roussillon, l’expérience acquise à Girona, où une « narcosala » fonctionne depuis 2007, est en mesure de fournir des réponses sur les effets souhaités par cette initiative, mise en place dès 1986 en Belgique, sans égards pour les couleurs politiques.

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