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La Clau
Perpignan: les communistes s’insurgent contre les prélèvements ADN
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Le fichage individuel selon les critères de l’ADN est revenu sur le tapis ce mercredi en Pays Catalan, à quelques jours de la convocation du tribunal correctionnel de Perpignan du militant communiste Philippe Galano. Mercredi 29 décembre, le conseiller municipal de la Ville de Cabestany sera traduit par la justice pour avoir refusé de me soumettre à un prélèvement ADN. Cette situation fait suite à sa condamnation à 3 mois de prison avec sursis pour avoir séquestré la direction générale des Autoroutes du Sud de la France (ASF), le 3 juin 2003 à Narbonne, dans le cadre d’un mouvement d’opposition à la réforme des retraites engagée par François Fillon. Cette action avait faisait suite au licenciement d’un groupe de 4 membres de la CGT, dont il faisait partie, pour avoir organisé une manifestation piétonne sur le périmètre de l’autoroute A9, au niveau du péage de Perpignan Nord. Dans un communiqué, le secrétaire du Parti Communiste des Pyrénées-Orientales, Nicolas Garcia, s’insurge la sollicitation de l’ADN et réfute l’idée de séquestration, qu’il préfère dénommer « envahissement des bureaux d’ASF ». M Garcia, pour lequel le prélèvement exigé est « imposé par les lois de sécurité intérieure de Nicolas Sarkozy », précise de M. Galano, ancien conseiller régional du Languedoc-Roussillon, risque jusqu’à 12 mois de prison ferme et 15 000 euros d’amende. Selon lui, les syndicalistes sont la cible cachée de cette procédure, car la justice « en les stigmatisant comme des délinquants », vise « l’ensemble des salariés et du mouvement social ». La sphère communiste et CGT du Pays Catalan annonce sa présence, le 29 décembre au palais de justice de Perpignan, en opposition à la procédure prévue.

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