Langue

Comme le signalait La Clau dès le 29 septembre, le Parti Socialiste régularisera sa situation en Pays Catalan en fin d’année, après dix mois de figures libres jouées par ses personnalités majeures. Exclus en février tout comme 56 autres socialistes du Languedoc-Roussillon, son ancien secrétaire, Jacques Cresta, a été élu conseiller régional du Roussillon en mars, et son décideur réel, Christian Bourquin, président du Conseil Général des Pyrénées-Orientales, a retrouvé son siège, pareillement régional. Mais le rapport « dialogue et rénovation » du PS, qui doit réhabiliter les exclus, insulterait presque la fédération catalane. Dans sa version du 28 septembre, il précise qu’après de nouvelles élections internes, le PS catalan sera encadré par un « membre de la direction nationale », dans un tutorat qui dénote un manque de confiance. Le document, supervisé par le député de la région parisienne François Lamy, lieutenant de Martine Aubry, préconise à la fédération catalane un fonctionnement « indépendant des grands exécutifs locaux dirigés par les socialistes ». Le Conseil Général des Pyrénées-Orientales est directement visé, dans un territoire où tous les dirigeants de partis disposent aussi de fonctions électives. Cette caractéristique ne relève pas de l’évidence dans les régions à plus forte population, dotées de centres de décision.