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Le Mouvement Démocrate des Pyrénées-Orientales, qui déserte les élections régionales suite à la démission de sa présidente et tête de liste, Chantal Gombert, attend l’après scrutin pour se réinventer. Victime en Pays Catalan et en Languedoc-Roussillon d’un cafouillage de son président, François Bayrou, qui a fait fi du vote de la base militante dans la désignation de ses candidats, ce Modem sans tête est dirigé par une « présidence » collégiale issue des dernières élections internes, organisées en septembre 2008. Ses quatre vice-présidents, dont la conseillère municipale perpignanaise Clotilde Ripoull, composent ce collège, placé sous la « coordination » de Christine Espert, conseillère municipale de Pia, en plaine du Roussillon. Cet ingénieur du Ministère de la Santé et déléguée départementale de la formation précisait, ce mardi, être « dans l’attente de nouvelles directives des instances nationales ». Régulièrement donné à moins de 5% aux élections régionales, l’ex-candidat Modem pour le Languedoc-Roussillon, Marc Dufour, a semé le trouble parmi les siens, à la mi-février, en affirmant son intention de voter pour Georges Frêche dès le premier tour. Cette décision, désavouée par le Modem parisien, ajoute à la confusion, au sein d’un parti en plein questionnement aussi à Perpignan.

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