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Cassandre Fristot, directrice de cabinet du candidat du Front National à la mairie de Perpignan, Louis Aliot, a été évincée de ses fonctions et argue de « méthodes totalitaires », selon l’affirmation qu’elle a adressée aux dirigeants du parti d’extrême droite. Cette habitante de Moselle a brièvement secondé le vice-président du parti dans ses fonctions nationales, mais un désaccord est apparu au sujet de sa disponibilité, M. Aliot exigeant, notamment le week-end, sa présence au siège central du parti, situé dans la ville de Nanterre, en région parisienne. Cette réticence vaut à l’emportement verbal de Mme Fristot, licenciée le 2 janvier, une convocation à la commission des conflits du mouvement, le 11 mars. La jeune femme, qui a démissionné du FN, n’honorera pas ce rendez-vous et argumente : « je voulais juste garder du temps pour militer sur le terrain, chez moi en Moselle-Est ».

Un enracinement théâtral, qui porte ses fruits

Cet incident, relativisé par Louis Aliot, selon lequel sa collaboratrice était « en période d’essai » et « n’était pas compétente pour cette fonction », révèle une méthode territoriale dans laquelle l’enracinement, la prise sur le réel et l’empathie envers les populations locales s’avèrent être une posture. Les stratégies centrales reçoivent ostensiblement davantage de faveurs, mais la liaison aérienne Paris-Perpignan permet l’ubiquité nécessaire. A Perpignan, cet habile adaptation à l’intimité électorale a porté ses fruits lors des élections cantonales de 2011, conclues au second tour par une défaite positive de Louis Aliot, fort d’un résultat explosif de 46,24 %.

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