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Le conseil départemental des Pyrénées-Orientales, réuni en session de lundi 28 février à Perpignan, a approuvé à l’unanimité la recentralisation de la distribution du Revenu Social d’Activité (RSA). Depuis l’origine, le Département assurait l’octroi de cette allocation de 550,93 euros mensuels, sans droit de décision sur les critères d’attribution. L’administration territoriale était un simple relais technique et administratif, selon le choix de l’État, sans aucune autonomie. A compter de ce mardi 1er mars, cette fonction revient à ce dernier, via la Caisse d’Allocations Familiales (CAF). Dans ce sens, une convention a été signée ce même lundi avec le Préfet des Pyrénées-Orientales Étienne Stoskopf. Il s’agit cependant d’une « expérimentation de la renationalisation » du RSA, souligne le CD 66, qui mène un test grandeur jusqu’en 2026, à l’égal de la Seine-Saint-Denis.

La présidente de l’exécutif départemental, Hermeline Malherbe (Parti Socialiste), estime que ce choix « va permettre au Département de consacrer davantage de moyens à l’insertion ». Des moyens seront mécaniquement dégagés, car, en termes comptables, le RSA coûte 100 millions d’euros à l’Etat et 60 millions au CD 66. La marge de manoeuvre récupérée à Perpignan doit permettre d’agir pour que les publics concernés trouvent ou retrouvent le chemin du travail. Un accompagnement public sera fourni par le Département, qui annonce le recrutement de 69 personnes spécialement missionnées. Parmi les secteurs économiques visés figurent les services à la personne.

23 000 bénéficiaires

Sous forme de « Revenu Minimum d’Insertion » (RMI) puis de RSA depuis 2009, le CD 66 assure l’allocation de ce subside depuis 2004. En 2022, ce sont 23 000 personnes qui sont destinataires de cette aide sociale en Pays Catalan.

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