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Désormais ancrée dans les esprits mais seulement officialisée ce jeudi par le Conseil d’Etat, la remise à plat de la municipalité de Perpignan comprendra une candidature unique de l’UMP, portée par le maire Jean-Paul Alduy, aux probabilités de victoire de plus en plus discutées, ou par son concurrent François Rivière, 45 ans. Cet inconnu, déclaré jeudi, comble à grande vitesse son absence de notoriété en bâtissant un curriculum vitae composé de morceaux spécialement choisis pour le Pays Catalan. Homme d’entreprises, spécialiste en parkings, adoubé par l’Etat via une mission interministérielle sur la ville et contraint de créer une légitimité pour faire oublier au plus vite son statut de parachuté, ce Chevalier de la Légion d’Honneur et Chevalier de l’Ordre national du Mérite indiquait son ancrage, vendredi, par blog interposé, à travers la présence de « beaucoup de famille et d’amis à Perpignan », étant issu d’une famille « du Languedoc-Roussillon », dont le père a exercé à l’hôpital de Narbonne. Si elles parviennent à convaincre, ces accroches territoriales serviront de socle à la candidature, improbable jusque-là, d’une personnalité qui pourrait même bénéficier d’un habile appui des « réseaux Alduy », dans une fausse concurrence avec le maire, stratégiquement orchestrée.

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