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La visite de Nicolas Sarkozy à Perpignan, ce mardi de 11h à 13h30, sous un ciel clair, a imposé le calme dans la ville, dont les points sensibles ont été ceinturés par 1000 barrières et 400 CRS. Dès l’aube, un nettoyage de voirie historique a offert un décor de ville imaginaire, sous le ballet des hélicoptères de surveillance, avant l’arrivée d’un cortège de 12 véhicules officiels. Propre et silencieuse, cette Perpignan-la-virtuelle avait même pensé à recouvrir la pelouse naturelle des abords de son Palais des Congrès d’un gazon artificiel, dans une construction théâtrale parfaite. Cette visite s’est avérée bien plus sécurisée que celles de Jacques Chirac en 2001, Valéry Giscard d’Estaing en 1978, le Général de Gaulle en 1959, ou encore, au titre du dispositif dévolu à la monarchie, des rois d’Espagne à Figueres, en mars 2009. Cette entière mise à disposition de la ville, dont le ciel s’est assombri dès le départ présidentiel, avait pour réelle vocation une déclaration relayée par la presse parisienne sur la gestion de la grippe A par la France, mise en cause pour son programme massif de vaccination. M. Sarkozy, accompagné de la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, a annoncé que le gouvernement avait fait « ce qu’il fallait » pour protéger la population.

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