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La Clau
Perpignan : la patronne du Modem évoque une classe politique « dégradée »
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La responsable de la fédération du Mouvement Démocrate de François Bayrou dans les Pyrénées-Orientales, Christine Espert, s’exprime vertement sur le Président de la République et sur la République elle-même. Dans une déclaration en date du 3 avril, l’élue de la commune de Pia, en plaine du Roussillon, s’interroge sur la stature d’homme d’Etat de François Hollande. Secrétaire adjointe du Modem national, Mme Espert, qui revendiquait en 2010 de « bonnes pratiques départementales« , avant de réclamer en mars 2013 un « plan de guerre » pour l’emploi, affirme désormais la nécessité que ces mêmes « bonnes pratiques » à l’échelle de la France « changent et qu’elles changent vite, que des signaux forts soient envoyés ! ».

Interrogations sur la « dimension » de François Hollande

Dans le cadre de l’affaire Cahuzac, qui met en cause l’ancien ministre du budget de M. Hollande, et de la garde à vue du sénateur socialiste marseillais Jean-Noël Guérini, Christine Espert prône une « reconquête de la confiance » et une action politique « moralisée ». De son avis, « si notre président de la République est à la dimension d’un chef d’Etat, il doit prendre conscience de la déstabilisation majeure que l’affaire Cahuzac représente ». Peu avare d’adjectifs désobligeants envers le système politique français, la responsable centriste décrit une classe politique « dégradée, intéressée et sans vergogne », avant d’avertir que l’accumulation des faits va « alimenter les discours des extrêmes ».

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