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Autour des élections départementales des 22 et 29 mars, deux offres politiques se distinguent en défendant l’institution qui fait l’objet du scrutin. Sur leurs documents de campagne, les candidats communistes insèrent la mention « Mon département, j’y tiens », par opposition à la réforme territoriale. La suppression des Départements en 2021, annoncée pour la première fois en avril 2014 par le Premier ministre, devant l’Assemblée nationale, a été nuancé par l’intéressé, qui soulignait le « besoin de cet échelon intermédiaire » entre les régions et les communes, en novembre 2014. En Pays Catalan, les principaux candidats communistes, Jean Vila et Nicolas Garcia, redoutent la réforme. Le premier des deux voit une « véritable catastrophe pour la démocratie, la proximité et le développement des territoires » si l’échelon départemental venait à disparaître. Dans son programme général, le Parti Communiste évoque un département « bien commun contre l’austérité ». Craignant d’être noyé dans un grand ensemble régional, il trouve dans le système de représentativité départemental une possibilité de persister.

Le parti de Dupont-Aignan veut un super-département

Sans affinités politiques avec les premiers, la formation de droite Debout la France annonce « Dites stop à la disparition du Département ». Son chargé de mission en Pays Catalan, Michel Colas, et son délégué jeunes, Sébastien Ménard, suggèrent une « Collectivité territoriale renforcée« , suffisamment « stratège » pour mener un « projet d’avenir dans l’intérêt général ». Debout les PO (pour « Pyrénées-Orientales) propose une Collectivité Territoriale Unique, dotée des compétences du Département et de la Région. Cette possibilité contenue dans l’article 72 de la Constitution fonctionne à Mayotte et sera mis en place en 2016 en Guyane et Martinique. Le parti souverainiste indique « Nous voulons nous développer. Décidons localement » et dénonce le projet de Communauté urbaine de Perpignan portée par Jean-Marc Pujol, maire et président de l’Agglomération Perpignan Méditerranée. Cette formule induirait davantage d’impôts et de dette, mais surtout la « fin du département », selon ses délégués.