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Dans les coulisses des élections départementales des 22 et 29 mars 2015, les Pyrénées-Orientales alignent progressivement leurs candidats, parmi lesquels les premiers binômes UMP-UDI. Mais publiquement, le terrain des idées est vierge, à l’exception de l’association politique l’Olivier, qui aligne des réunions à caractère économique et social. Lundi 8 décembre, elle aborde le sujet délicat du clientélisme par l’intitulé « Egalité des chances : demain, la fin du piston dans les collectivités ? ». Le Park Hôtel de Perpignan recevra une rencontre dédiée, pour dérouler la « Charte sur la gouvernance du Conseil général et du Pays Catalan », présentée par l’association, le 9 novembre.

« Baisse de compétence et d’efficacité »

L’Olivier constate que le clientélisme « bat son plein au Conseil général ainsi que dans les grandes collectivités du département ». Il souligne le recrutement « de militants, de parents d’élus ou de représentants des communautés influentes ». Cette situation développerait un « sentiment d’injustice vis-à-vis des autres chercheurs d’emploi » et provoquerait la « baisse de compétence et d’efficacité » car « la complicité politique et l’allégeance prévalent sur la compétence professionnelle ». En cas d’accession aux responsabilités, il appliquera l’égalité par les CV anonymes présentés au Conseil général « et ses satellites » et invitera les mairies et intercommunalités à adopter ce principe. L’Olivier réunit Bruno Delmas, membre de la frange progressiste de l’UMP, Christine Espert, présidente du Mouvement Démocrate et Myriam Subiros, présidente du syndicat patronal CGMPE des Pyrénées-Orientales. Il fera signer la charte à ses candidats aux élections car « les électeurs sont méfiants vis-à-vis des déclarations de principe », indique M. Delmas.