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Jean-Paul Alduy, alphabétiquement premier fondateur du nouveau parti politique centriste Union des Démocrates et des Indépendants, présenté le 21 octobre à Paris, a souhaité, la veille, influer sur les prochaines élections municipales perpignanaises. Lors d’un rassemblement festif autour de Jean-Marc Pujol, maire actuel et candidat en 2014, auquel il a affirmé son « soutien clair », M. Alduy, son prédécesseur de 1993 à 2009, a défendu l’esprit de succession. Dans un discours face à 1700 personnes, le président de l’Agglomération Méditerranée a évoqué, non sans ambiguïté, un intérêt à transmettre les flambeaux, car « un homme public (…) devient très vite un drogué de la politique (…) accroché maladivement à ses pouvoirs ». Cet avertissement s’adressait à l’UMP Jean-Marc Pujol, qui annonçait sa candidature à cette occasion. Elu à Perpignan dès 1989, le premier magistrat est privé de l’aval de la fédération de son parti dans les Pyrénées-Orientales, tandis qu’une coalition avec la mouvance Perpignan 2020, qui actualise le message de M. Alduy, serait possible si, en cas de victoire, il limitait son appétit à un seul mandat. Dans ce cadre fragile, les municipales de 2020 seraient celles de la transmission, à moins que celle-ci ne s’opère dès 2014. Par ce soutien aussi « clair » que modulable, l’addiction politique signalée par l’ancien maire envers le nouveau ne serait pas une réalité en devenir, mais un fait consommé.

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