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Élue depuis bientôt deux mois à la tête du Conseil Général des Pyrénées-Orientales, la présidente Hermeline Malherbe effectue ce vendredi une visite à l’Université de Perpignan Via Domitia. Selon un programme jamais emprunté auparavant par son prédécesseur Christian Bourquin, celle qui a révélé être une femme à poigne, ce lundi en session ordinaire de l’assemblée départementale, prévoit un passage au laboratoire Génome des Plantes (LGDP), puis au laboratoire de Chimie des Biomolécules (LCBE) et de la start up Akinao. Cette entreprise, qui travaille principalement dans la recherche industrielle de nouveaux biopesticides bio, a fait l’évènement, en devenant en mai dernier la première émanation économique privée du campus du Roussillon. La présidente Malherbe explorera davantage les ressources en matière grise du territoire en se rendant à l’espace Tecnosud, au Sud de Perpignan, où elle visitera le laboratoire PROcédés, consacré aux Matériaux et Énergies Solaires, sous la dénomination PROMES, défendue par le CNRS.

Cet intérêt, le temps d’un après-midi, envers l’économie de la connaissance, manifeste une légère rupture avec le style de Christian Bourquin, dans son ancien rôle de président du Conseil Général, plus à l’aise, au niveau public et médiatique, sur les actions rurales de proximité. Pleinement lancée en politique fin 2007, puis élue conseillère générale du canton perpignanais Saint Assiscle – la gare – Parc Ducup en 2008, avec le slogan « Avec vous pour la vie », Mme Malherbe semble décidée à écrire ses propres pages de présidente. Au chapitre purement universitaire, la coïncidence de ce début d’année veut que la semaine dernière ait été annoncée l’ascension des trois Universités de Montpellier, regroupées sous le label « Sud de France » sous la houlette de M. Bourquin. De la sorte, en dépit de quelques exemples prestigieux, les quelques succès liés à l’activité universitaire de Perpignan ne sont pas à même d’ôter au campus son statut de parent pauvre régional.

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