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Une querelle de famille politique se développe au départ du Pays Catalan, à l’issue du premier tour des élections régionales, auxquelles le Mouvement Démocrate ne participait pas. Sa conseillère municipale la plus en vue à Perpignan, Clotilde Ripoull, également vice-présidente du parti dans la région Languedoc-Roussillon, juge que les résultats de son parti, de 3,6% sur l’ensemble du territoire français, signalent une « débâcle électorale ». S’adressant très directement, par communiqué, au président du parti centriste, François Bayrou, qu’elle invite à « revoir sa gouvernance et sa présidence », l’ancienne postulante à la présidence de la formation en Pays Catalan, qui ne l’est plus, a considéré dès ce dimanche soir que les résultats obtenus « appellent au plus tôt un bilan et un nouvel élan internes ». Après une première salve de critiques catalanes émises par l’ancienne président du Modem territorial, Chantal Gombert, qui a rendu M. Bayrou responsable d’une « une dégénérescence de la démocratie », le 4 février, avant de démissionner, Perpignan se positionne en foyer de protestation centriste. La ville a octroyé 14,99% au Mouvement Démocrate lors de l’élection présidentielle de 2007, puis 7,21% à l’occasion des élections européennes de 2009.

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