Langue

La rixe générale qui a mobilisé 200 personnes, ce mercredi 11 mars dans le quartier du Vernet de Perpignan, précède des interprétations politiques très contrastées. Louis Aliot, vice-président du Front National et chef de l’opposition municipale de Perpignan décrit par communiqué de « violentes échauffourées ». Selon lui, le maire, Jean-Marc Pujol (UMP), avait « promis durant la campagne municipale une augmentation des effectifs de médiateurs dans les quartiers difficiles ». Il ajoute : « la déception vis-à-vis de la municipalité en place n’en finit pas (…) les violences à l’arme à feu tant craintes par les riverains, deviennent réalité à Perpignan ».

Le maire, Jean-Marc Pujol dénonce une exagération

En réponse, Jean-Marc Pujol (UMP) dénonce les « idéologues politiciens » employés à « jeter de l’huile sur le feu en stigmatisant les lieux et les faits ». Il récuse la description de « violentes échauffourées » et affirme sans citer l’extrême droite : « même si tel est leur souhait, Perpignan n’est pas minée par la violence ». Le premier magistrat estime que sa ville « n’est pas une plateforme du grand banditisme », reconnaît qu’il s’agit de « délinquance » et demande une réponse « pénale » qui échoit ­« à l’Etat ». Il informe que la mairie dispose de « trois médiateurs sur le Vernet » et qu’elle gère « trois centres sociaux, dont un au cœur même de Vernet-Salanque, animés par des équipes de proximité spécialement formées pour entretenir le lien social et humain avec les habitants ».

Suite aux violences, l’un des trois individus suspects, interrogés au comissariat de police de Perpignan, a reconnu avoir fait usage d’une arme à feu. Plusieurs témoins avaient en effet certifié avoir entendu des détonations. Cet homme âgé de 40 ans, extérieur au quartier, a utilisé un fusil, dont les coups tirés ont déclenché une altercation de grande ampleur. Seul resté en garde à vue, il s’expose à des suites judiciaires.

Partager

Icona de pantalla completa