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La prestation télévisée de François Hollande, le 28 mars sur France 2, qui faisait dire le lendemain « L’Elysée est enlisé » au leader du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, est « profondément décevante », selon les Jeunesses Communistes des Pyrénées-Orientales. Dans un communiqué au style vif, leur porte-parole, Farid Mellal, évoque les jeunes de sa propre « génération », qui « avaient encore l’espoir que ça bouge ». Il regrette que le chef de l’Etat ne se soit pas « adressé aux travailleurs, aux précaires, aux jeunes », qui sont les « premières cibles des politiques d’austérité ». Le militant communiste associe François Hollande à un « comptable » et au « MEDEF », avant d’avancer l’idée d’un « hold-up télévisé ».

« Le Front de Gauche n’est pas un ennemi »

L’addition dépassionnée des gauches au second tour de l’élection présidentielle de 2012, exprimée par le soutien du Front de Gauche au candidat Hollande, tourne aussi désamour en Pays Catalan. Le 28 mars, le secrétaire fédéral du Parti Communiste des Pyrénées-Orientales, Nicolas Garcia, insistait ainsi sur la « contestation de la politique gouvernementale » et une « désespérance » certaine, avant de rappeler que le Front de Gauche, dont le Parti Communiste reste la composante la mieux identifiée, n’est « pas un ennemi » de François Hollande. Mais la ligne de mire des élections municipales de 2014 comporte une défiance entre le Parti Socialiste et le Front de Gauche, dont la droite est le seul fédérateur. M. Garcia réclame un dû, car « le Front de Gauche a permis à François Hollande de battre Sarkozy », mais le gène marxiste persistant au PS, exception européenne, disparaît dans l’exercice du pouvoir au sommet de l’Etat. Le leader communiste catalan souhaite « créer partout les conditions d’une défaite de la droite et l’extrême droite » aux municipales, dans le risque, à l’instar du malentendu national actuel, de favoriser des additions électorales insoutenables après les scrutins.

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