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A l’approche des élections européennes, la discrétion du Parti Socialiste dans les Pyrénées-Orientales devient criante, mais Manuel Valls s’exprime à 1h30 de Perpignan, ce mercredi 21 mai. De son côté, le Front de Gauche communique sa liste de soutiens départementaux, tandis que des meetings s’organisent, dont celui du jeune parti Nouvelle Donne, ce mardi 20 mai. La Salle des Libertés de Perpignan accueille Joseph Boussion, tête de liste dans la circonscription Sud-Ouest dont font partie les Pyrénées-Orientales, et Cécile Mounnier, numéro 2 de la liste, habitante de Bompas. Ce mercredi 21 mai, Philippe Poutou animera une réunion publique au même endroit. Le candidat du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), qui mène la liste « Pour une Europe des travailleurs et des peuples », entend débattre d’une « alternative face à l’Europe de l’austérité et du chômage, que défendent le PS et l’UMP au profit de la finance et des multinationales », précise le secrétariat perpignanais du NPA.

L’UMP et le FN, radicalement opposés

Dans ce même cadre pré-électoral, la députée européenne UMP sortante Marie-Thérèse Sanchez-Schmid, préside un meeting final à Saint-Estève. Vendredi 23 mai, elle y réunit le sénateur François Calvet et le député Fernand Siré, aux côtés du président des Jeunes Populaires, François Lietta. Cette ultime étape avant le scrutin de dimanche 25 mai comporte aussi la présence de Jean-Marc Pujol, maire de Perpignan, Daniel Mach, maire de Pollestres et secrétaire départemental de l’UMP, ainsi que Robert Vila, maire de la commune accueillante. Le thème national « Parce que nous sommes patriotes, nous voulons transformer l’Europe », développé par l’UMP, est d’ailleurs l’inverse exact du message du Front National, qui prône l’incompatibilité française à une coopération collégiale.

Le laboratoire idéologique du FN est domicilié à Perpignan

Louis Aliot, auteur de la maïeutique contemporaine du Front National, évite un quelconque meeting à Perpignan mais présente son livre « Des présidents contre la France« , ce mercredi 21 mai au Club de la Presse catalan, proche du Castillet. Le vice-président du parti, qui n’hésite pas à défendre la grandeur de la France en évoquant la figure du général de Gaulle, a par ailleurs domicilié à Perpignan le think tank d’extrême droite Idées Nation. Ce détail signale une volonté d’ancrage supplémentaire, en Roussillon, du compagnon de Marine Le Pen, au travers de la boîte à outils idéologique qu’il a fondée en 2010, afin de produire, tester et valider les argumentaires de la campagne présidentielle de 2012. En termes administratifs et intellectuels, Perpignan est ainsi devenue la capitale du Front National.

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