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Parmi les classements foisonnants, Perpignan occupe en matière d’endettement la 38e place parmi les villes françaises de plus de 20.000 habitants, soit 1949 euros, pour l’année 2012. Selon un autre critère relatif à la gestion des finances municipales, un palmarès publié le 1er mars par le magazine L’Expansion situe la capitale du Roussillon en dehors des « gouffres financiers », car la Ville, associée dans les calculs à l’Agglomération Perpignan Méditerranée, a réduit de 4,2 % ses charges de personnel par habitant depuis 2007 en supprimant 155 postes, principalement par le non-remplacement de départs à la retraite. Ces charges atteignaient 699 euros en 2011 à Perpignan intra muros, après une économie de 6 % soutenue par le maire Jean-Marc Pujol, partisan d’une réduction des effectifs, qu’il exprimait ouvertement en 2010 au sujet des services de nettoiement.

Lutte contre l’absentéisme et formation continue

La publication économique salue aussi l’austérité des moyens humains dont dispose le cabinet du maire, qui « surveille ses charges de personnel comme le lait sur le feu » et gravit la « première marche du podium » notamment grâce à cette pratique. Cette performance, parmi les 50 plus grandes villes de France, est mise en regard avec une hausse moyenne en France de 6,3 % des dépenses liées à l’emploi de personnel municipal sur la même période d’étude. Interrogé sur ce résultat, Jean-Marc Pujol affirme que la mairie de Perpignan « gère le personnel à l’économie sans rien négliger », dans un rôle en accord avec son ancien poste d’adjoint aux Finances et à l’Urbanisme, tenu jusqu’à son accession au poste de maire, en 2009. En « vrai libéral », l’avocat fiscaliste défend la mobilité interne et la formation continue, mais encore la lutte contre l’absentéisme, assortie parfois de procédures de révocation.

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