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Le président divers gauche du Conseil Général des Pyrénées-Orientales, Christian Bourquin, n’apprécie guère la stratégie sécuritaire exposée par Christian Estrosi, selon lequel « les socialistes ne jouent pas leur rôle en matière de prévention ». Cette déclaration, prononcée lundi par le ministre de l’Industrie, est une « humiliation » pour les maires « au-delà des clivages politiques », selon M. Bourquin, qui a jugé ce mercredi que le but en est de « gommer les résultats catastrophiques » obtenus par le gouvernement de Nicolas Sarkozy. Dans un communiqué déterminé évoquant des « arguments simplistes » et une « démagogie malsaine », le leader de fait du socialisme du Pays Catalan a dénoncé un « venin de la surenchère sécuritaire » affectant « les maires et leurs conseils municipaux, solidement épaulés par des fonctionnaires exemplaires ». Cette prise de position précède l’installation, dans les prochaines semaines à Perpignan, d’une Brigade Spéciale de Terrain (BST) de 12 hommes, correspondant à l’annonce de création d’une « Unité Territoriale de Quartier », dénomination désormais supprimée mais équivalente à la police de proximité, remise en selle par l’Etat. L’annonce de cette dotation a été effectuée le 7 août à Perpignan par le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux.

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