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La méthode de management du maire de Perpignan, Louis Aliot (Rassemblement national), rompt radicalement avec le passé. La municipalité qui reçoit les habitants sans rendez-vous à compter de ce mois de septembre veut changer le réel, après l’effet cosmétique obtenu par la déflagration de sa victoire. Le maire obtient déjà des résultats visibles en matière de nettoiement de l’espace urbain, après avoir re-motivé le service propreté. Perpignan est manifestement plus propre, alors que la campagne “La propreté, c’est l’affaire de tous”, limitée à une annonce lancée en 2005 par l’ancien maire Jean-Marc Pujol (Les Républicains), avait proprement échoué.

Des comptes à rendre tous les jours

La méthode Aliot, c’est aussi la motivation de ceux qui doivent motiver les autres : le premier cercle du maire, composé de ses principaux adjoints et de son cabinet, est convoqué tous les matins à 6h30 dans le bureau du chef. Ce groupe fait le bilan de la veille et reçoit les instructions du jour, à transmettre aux chefs de services. Cette équipe de gouvernance est conviée à prendre le café à La Bourse, place de la loge, vers 7h30. Selon ce rituel de travail mis en place en juillet, peu après l’élection du 28 juin, c’est le maire qui régale. “Je n’avais jamais vu des adjoints aussi concernés par leur tâche”, lâche un proche du cabinet, surpris de cette effervescence matinale. L’obligation de résultats mêlée à la cohésion de groupe est une nouveauté significative à Perpignan, où l’extrême droite, après l’avoir renversé, semble promise à faire mieux que l’ancien système, où existaient des rôles honorifiques.

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